La fidélité comme le devoir de secours et d’assistance
sont les fondements du mariage. Pourtant, outre la douleur de savoir son époux
ou son épouse coupable d’adultère, il vous faudra l’aide
de votre conseil pour pouvoir prouver cet adultère de façon
efficace et acceptable par le juge afin d’obtenir un divorce pour
faute et/ou des dommages et intérêts.
Le devoir de fidélité n’est pas défini, mais la
jurisprudence a eu l’occasion de préciser que celui-ci s’entend
aussi bien de la fidélité au sens physique qu’au sens
moral. Il y a par conséquent adultère non seulement en cas de
relations physiques d’un conjoint avec un tiers, mais également
en cas de forte intimité, même s’il n’y a pas eu
de relation consommée. La jurisprudence a admis comme manquement à l'obligation
de fidélité l'attitude provocante, la conduite légère
ou immorale de l'épouse ou encore le comportement injurieux du mari
qui sort avec d'autres femmes, sans pour autant qu'il y ait eu rapport physique
avec une tierce personne, dès lors que les relations entretenues sont équivoques.
Il en va de même de la recherche par petites annonces ou encore de l’utilisation
de messageries instantanées sur Internet.
La difficulté principale est de rapporter la preuve de l’existence des relations extra-conjugales. La preuve peut être rapportée par tout moyen, mais ni par violence ou par fraude. Ainsi, l’enregistrement d’une conversion téléphonique, par exemple, constitue une atteinte à la vie privée et rend la preuve irrecevable. Il en va de même de l’enregistrement de conversations sur des messageries instantanées, d’e-mails ou de SMS, à moins que ces documents n’aient pas été protégés par un code ou un mot de passe et que le conjoint qui cherche à les utiliser pour démontrer l’infidélité soit en quelque sorte tombé dessus par hasard, ce qui sera rarement admis par le juge.
Il est également possible d’avoir recours à des
témoignages, mais la valeur de ceux-ci dépendra de
la personne dont ils émanent. Les témoignages ne
seront vraiment considérés comme probants que s’ils
ne semblent pas guidés par le parti pris. Il est donc préférable
de trouver des témoins autres que des proches parents, par
exemple. Le témoignage des enfants est quant à lui
interdit.
Les témoignages doivent revêtir certaines formes que
votre avocate vous précisera.
La sanction de l’adultère peut être de
deux natures. Le manquement à l’obligation de fidélité constitue
en premier lieu une cause de divorce ou de séparation
de corps. L’adultère constitue une
faute au sens du Code civil et expose celui qui l’a commis à voir
le divorce prononcé à ses torts.
L’adultère peut cependant également être
sanctionné sur le terrain de la responsabilité civile.
La faute commise peut donner lieu à indemnisation de celui
qui l’a subie et lui permettre par conséquent d’obtenir
des dommages-intérêts.
- Soit par téléphone, au 01.48.04.06.44 ou 06.21.54.13.67.
- Soit par email : jane.geitner@procedure-divorce.fr
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